11 mois d’allaitement, ça mérite un bilan!

Je n’aurais jamais pensé être capable d’allaiter. C’était tellement difficile au début! Sans l’aide de mon conjoint, je n’aurais jamais surmonté ces difficultés. Je me demandais même si un jour ça allait être agréable, si j’allais finir par aimer ça.

J’aurais souhaité être mieux préparée aux difficultés physiques, psychologiques et « mécaniques » reliées à l’allaitement.

Au tout début, il arrivait que ça prenne jusqu’à 30 minutes avant que mon bébé prenne une bonne bouchée de mon sein.

C’était très douloureux. C’était long. Et je n’osais aller nulle part !

J’étais découragée et physiquement épuisée. C’était irréel de penser qu’un jour j’allais pouvoir allaiter ailleurs que chez moi. À chaque fois que j’allaitais, mon chum se levait et venait m’aider à le positionner. Je me demandais souvent comment j’allais faire quand il allait recommencer à travailler.

J’ai dû consulter à trois reprises. Ce sont les conseillères qui m’ont aidée à trouver la bonne position pour allaiter et qui m’ont aidée à reprendre confiance en moi.

C’était les premières fois que j’allaitais ailleurs qu’à la maison !

J’ai eu des gerçures à mes deux seins.
J’ai eu trois mastites à mon sein gauche.

Mots-dits que j’ai pleuré pendant les premiers mois. C’était si beau et si difficile à la fois.

Je me sentais prisonnière de mon allaitement.

Je ne me permettais plus de sortir. Mon bébé buvait à toutes les deux heures. J’ai quand même fini par m’inscrire à des cours de yoga.

J’ai allaité en public pour la première fois dans un restaurant St-Hubert à Drummondville et j’étais si fière de moi! Ensuite, j’ai commencé à prendre confiance.

J’allaitais devant ma famille, dans les salles d’essayages au magasin et sur les banquettes au restaurant.

Au début, je tentais de placer une couverture pour cacher mon sein et mon bébé. Disons que maintenant je tente d’être discrète, mais je ne ressens plus de gêne si mon sein est à la vue pendant quelques secondes.

Je dois nourrir mon enfant et c’est mon unique priorité !

Puis sont venues les poussées de croissance… Ouf ! Je ne pensais pas qu’un bébé pouvait boire autant.

À 6 mois, j’étais tout simplement épuisée. Je n’en pouvais plus.

J’ai pensé à toutes sortes d’options, mais je n’arrivais pas à accepter que cela puisse se terminer. Pas après tous les efforts que j’avais fourni. Ma conseillère en allaitement, devenue mon amie, m’a soutenue et m’a encouragée. J’ai réalisé que je n’étais pas la seule à avoir vécu cela. Ça m’a encouragée à continuer.

J’ai compris que chaque enfant allaité est différent.

Cette prise de conscience m’a permis d’arrêter de me remettre en question. J’ai également cessé de donner de l’importance à ce que les gens pensaient de mon allaitement. Je fais ce qu’il y a de mieux pour mon enfant.

Mon garçon va avoir 1 an dans 1 mois.
Maintenant, j’allaite partout et j’en suis fière.

Je suis fière d’encore nourrir mon enfant par l’allaitement et de lui offrir affection, tendresse et défenses immunitaire.

Je remets souvent en question les nombreuses décisions que nous avons à prendre en tant que parents, mais l’allaitement demeure l’une de mes plus grandes fiertés.

 

 

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